Faahotu

French (Fr)English (United Kingdom)
Ressources naturelles marines

marines0 marines1 marines2 marines3

La perliculture, fer de lance de la Polynésie

La perliculture est actuellement la principale filière de valorisation des ressources naturelles marines en Polynésie française, et en a fait sa renommée mondiale. Produit haut de gamme par excellence, la perle de culture de Tahiti est la 1ère marchandise exportée par la Polynésie, avec un Chiffre d’Affaires estimé du secteur en 2007 de l’ordre de 92 millions d’euros(1).

Essentiellement développée dans l’archipel des Tuamotu, cette activité joue un important rôle social, permettant le maintien des populations sur des îles éloignées. Ainsi, 80% des fermes perlières sont des exploitations essentiellement familiales.

Le volume des perles exportées a doublé en 4 ans, jusqu’en 2000, avant de subir une première crise en 2001, puis une deuxième en 2008. Le prix de vente moyen des perles au gramme est passé de 34 € en 1994 à 8 € en 2008 (cf. figure 3).

Ces crises ont pour conséquence la disparition de nombreuses fermes perlières, les producteurs étant peu organisés face à des grossistes peu nombreux et mieux structurés. En 2008, on dénombrait 826 détenteurs de cartes professionnelles (producteur de nacres et producteur de perles), et 41 négociants en perles(2).

*(1) Sources : Analyse méso-économique et financière – filière perliculture – DME – avril 2009 et ISPF
*(2) Source : Analyse méso-économique et financière – filière perliculture – DME – avril 2009

Pour plus d'informations : site du service de la perliculture

Voir aussi le projet POLYPERL, financé par l'ANR

 

De la pêche traditionnelle à une filière de pointe

La pêche a de tous temps fait partie de la tradition polynésienne. Encore artisanale, elle s’est fortement modernisée en développant de nouvelles techniques de pêche palangrière dans la fin des années 1980. Grâce à une politique fiscale incitative, les capacités de production ont été multipliées par 15 en 15 ans.

La pêche hauturière et côtière, après avoir plus que doublé entre 1996 et 2001, a accusé un fort recul, en dépit d’une intensification de l’effort de pêche comprenant, outre l’augmentation de la flottille, celle du nombre d’hameçons posés et du nombre de campagnes effectuées. Depuis 2004, la production annuelle s’est stabilisée, aux alentours de 5000 tonnes. Les pêcheurs ont été contraints de s’adapter à la situation en prospectant de nouvelles zones de pêche.

Le développement de la filière s’est accompagné de la création d’industries de transformation du poisson, dont les priorités sont dorénavant d’améliorer la rentabilité de leurs activités, notamment par le développement de projets innovants en matière de valorisation des co-produits de la pêche.

La pêche lagonaire, malgré sa faible valeur ajoutée, joue un rôle majeur sur le plan économique et surtout social. La production semble rester stable, au moins au niveau quantitatif, soit autour de 4000 tonnes par an (auxquelles s’ajoutent environ 2000 tonnes d’autoconsommation)(1).

Voir aussi le second colloque international "pêche thonière et DCP"

 

L’aquaculture, des filières en devenir

L’aquaculture en Polynésie regroupe 4 filières : les crevettes, les poissons, ainsi que 2 filières récentes : l’aquaculture récifale ainsi que les bénitiers.

Ces filières ont pu être développées sur le Territoire grâce à une collaboration étroite entre le Service de la pêche (SPE) et les organismes de recherche, notamment l’Ifremer, ainsi que le Criobe pour l’aquaculture récifale. Les travaux de développement des filières aquacoles ont débuté dans les années 80, et ont donné lieu à la création de fermes aquacoles. Celles-ci ont néanmoins des difficultés à développer ou maintenir leur activité sans une organisation et un plan de développement adaptés au contexte. C’est pourquoi la filière fait l’objet de nouvelles mesures, notamment de soutien, par le Pays.

*(1) Source : L’état de l’environnement en Polynésie française 2006

Voir aussi le bilan des journées "crevetticulture 2011"

Pour plus d''informations : site du service de la pêche