Faahotu

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Ressources naturelles terrestres

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L’agriculture représentait en 2005 3,5% du PIB (données ISPF). Elle dispose d’une ressource foncière limitée par la superficie réduite (3 500 km²) et des contraintes topographiques et pédologiques ; la SAU (superficie agricole Utile) ne représente que 8 à 10% de la superficie totale, soit moins de 25 000 ha (hors cocoteraie).

Les démarches des acteurs économiques sont très marquées par la diversité des ressources et des sites d’activité, dépendant du système des îles et des archipels : par exemple, le poids des îles sous le vent dans la filière vanille, le rôle de la filière coprah pour les Tuamotu, les productions fruitières (ananas de Moorea, mangues des Marquises, agrumes des îles sous le vent, légumes des Australes).

Sur les 6217 exploitations recensées au RGA de 1995, une grande majorité reste des exploitations familiales (87% emploient moins de 10 salariés). Les 2/3 font de la polyculture, et vendent leurs produits hors de tout circuit commercial(1).

Face au grand nombre de produits importés, le développement de l’agriculture locale  est un enjeu pour assurer un revenu aux populations des îles et pour assurer une auto-suffisance alimentaire.

 

Une agriculture vivrière restée traditionnelle

Avec une production annuelle d’environ 30.000 tonnes de fruits et 15.000 tonnes de légumes, l’agriculture polynésienne couvre à peine la moitié des besoins du territoire, et souffre d’une mauvaise image aux yeux des consommateurs.

 

Une industrie agroalimentaire contrastée

Avec 1 200 entreprises agroalimentaires dont 93% emploient 1 à 2 salariés seulement 2 de plus de 50 salariés, les entreprises agroalimentaires sont essentiellement tournées vers le marché intérieur. Entre 2003 et 2005, les exportations ont cependant progressé de 20%, grâce aux boissons et à la mise en place de la nouvelle filière du noni.

 

Un fort développement de filières nouvelles, liées à de nouveaux débouchés

  • vanille

Des trois variétés de vanille (Madagascar, Réunion, Tahiti), la vanille de Tahiti a les arômes les plus étendus. Or, si elle est largement présente dans toute la ceinture tropicale, elle ne fleurit vraiment bien qu’en Polynésie française. C’est pourquoi, dans un contexte de hausse des cours mondiaux, la Polynésie a multiplié les efforts en matière d’amélioration de la qualité du produit.

  • Le noni : un exemple à suivre ?

Plante de la pharmacopée polynésienne, le noni a été découvert par un chercheur américain. La société Tahitian noni International (TNI), créée en 1995, en a popularisé sa consommation aux Etats-Unis. Le succès du noni s’est traduit en Polynésie par un triplement des exportations de noni (purées et jus) entre 1998 et 2005, et l’entrée de nouvelles entreprises sur ce créneau (royal tahiti noni, o’tahiti nono, vainoni…) à côté de Morinda, la filiale locale de TNI.

Malheureusement, cette tendance à la hausse régulière s’est retournée en 2006, avec la très nette réduction des approvisionnements de Morinda. En 2008, cette réduction s’est encore accentuée ( -25 % en valeur) et les ventes de purée de noni sont passées au-dessous du seuil de 500 millions de F CFP.

En raison d’un manque certain de compétitivité par rapport à d’autres producteurs, l’avenir du noni, qui, à la différence de la perle de Tahiti, n’est pas un produit exclusivement polynésien (Hawaï, divers pays insulaires du pacifique, d’Amérique centrale et d’Asie en produisent aussi, quelquefois à des coûts 5 à 10 inférieurs à ceux de la Polynésie), ne s’annonce pas aussi prometteur qu’on pouvait le croire au début des années 2000.

  • Le tamanu

L'exploitation du tamanu, filière plus récente datant d'une dizaine d'année, commence à porter ses fruits. Ses vertus hydratantes et cicatrisantes sont désormais avérées et la branche cosmétique a commencé à s'y intéresser. Aussi, à l'image du monoï, les fabricants d'huile se sont regroupés au sein de l'Institut du tamanu afin de standardiser la production. Néanmoins, les industriels déplorent le manque de régularité dans les approvisionnements (récoltes aléatoires) et les prix pratiqués, préjudiciables à l'établissement de réseaux commerciaux.

(1) Source : L’état de l’environnement en Polynésie française 2006

Pour plus d'informations : site du ministère du développement rural

Voir aussi :

le projet HAARI, labellisé par Tahiti Fa'ahotu et financé par le Contrat de projets Etat-Pays


la conférence "Cocotiers de Polynésie" du 13 avril 2011